Les Six Jours de la Création
Titre original : Exameron
Publication : vers 386-389 (composé comme cycle d'homélies)
Analyse
Présentation
Exameron (parfois orthographié Hexameron ou Hexaemeron, du grec hexaēmeron « six jours ») est une œuvre de Ambroise de Milan, composée à la fin du IVᵉ siècle, probablement entre 386 et 389. C'est une série d'homélies prononcées par Ambroise à Milan pendant la semaine sainte (très vraisemblablement celle de 386 ou 389), puis remaniées par lui-même pour la publication. L'œuvre commente les six jours de la création du monde tels que présentés dans le premier chapitre de la Genèse (Genèse 1, 1-31).
L'ouvrage compte six livres correspondant aux six jours de la création :
- Livre I : Premier jour. Création du ciel et de la terre, séparation de la lumière et des ténèbres.
- Livre II : Deuxième jour. Création du firmament, séparation des eaux.
- Livre III : Troisième jour. Rassemblement des eaux, apparition de la terre ferme, création des plantes.
- Livre IV : Quatrième jour. Création des luminaires (soleil, lune, étoiles).
- Livre V : Cinquième jour. Création des poissons et des oiseaux.
- Livre VI : Sixième jour. Création des animaux terrestres et de l'homme.
Le septième jour (le repos de Dieu) n'est pas traité dans une œuvre séparée mais évoqué en conclusion.
L'Exameron est une œuvre patristique majeure, l'une des expressions les plus influentes de la lecture chrétienne de la création dans l'Occident latin. Elle s'inscrit dans une tradition exégétique déjà ancienne en 386 : Origène avait commenté la Genèse au IIIᵉ siècle (homélies sur la Genèse), Basile de Césarée avait prononcé en 378 ses célèbres Homélies sur l'Hexaéméron (en grec) qui sont la source principale d'Ambroise, et Augustin écrira plus tard un De Genesi ad litteram (vers 401-415) où il discutera plusieurs positions ambrosiennes.
L'œuvre se distingue par sa double dimension :
- Exégétique : commentaire verset par verset du texte sacré, dans la tradition de l'exégèse patristique latine.
- Philosophique et scientifique : utilisation massive du savoir antique sur la nature (cosmologie, botanique, zoologie, anthropologie) pour rendre intelligible le récit biblique.
Cette double dimension fait d'Exameron un texte paradoxal pour le lecteur moderne : œuvre théologique inspirée par la foi, elle est aussi une encyclopédie naturaliste héritée d'Aristote, Théophraste, Pline l'Ancien, et autres savants antiques. Ambroise utilise leur savoir pour décrire les créatures de Dieu, en y ajoutant la dimension morale et spirituelle qui transforme la description en méditation édifiante.
Les éditions critiques modernes incluent celle de C. Schenkl dans le Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum (CSEL, vol. 32/1, 1897). La traduction française de référence est celle du Père John Banterle, parue dans la collection Sancti Ambrosii Episcopi Mediolanensis Opera (édition bilingue latin-italien à Milan, 1979, exploitée par les traducteurs français ultérieurs), et celle plus récente de Marc-Antoine Gaspar dans Sources Chrétiennes (préparée). La traduction française la plus accessible est celle de l'abbé E. Largent (XIXᵉ siècle, dans les Œuvres de saint Ambroise éditées chez Vivès) et une retraduction moderne dans la collection Migne des Pères de l'Église.
Contexte historique et conditions de rédaction
Ambroise de Milan (Aurelius Ambrosius, vers 340 - 4 avril 397) est l'évêque de Milan depuis le 7 décembre 374. Né à Trèves dans une famille gallo-romaine chrétienne (son père était préfet du prétoire des Gaules), formé aux études classiques à Rome, il commençait une carrière de haut fonctionnaire (gouverneur de la province de Ligurie-Émilie à Milan en 370) quand il fut subitement acclamé évêque en 374, alors qu'il n'était même pas baptisé. Il accepta après avoir reçu en huit jours le baptême puis tous les ordres ecclésiastiques.
Au moment de la composition de l'Exameron (386-389), Ambroise est déjà l'une des figures les plus influentes de l'Empire romain d'Occident. Il a affronté l'arianisme (controverse sur la divinité du Christ) et obtenu des concessions impériales en faveur de l'orthodoxie nicéenne. Il a tenu tête à l'empereur Théodose (l'obligeant à faire pénitence après le massacre de Thessalonique en 390). Il a aussi baptisé en 387 le futur Augustin d'Hippone, l'un des grands tournants de l'histoire intellectuelle de l'Occident.
Le contexte intellectuel de l'Exameron est celui :
- Du christianisme triomphant dans l'Empire romain, devenu religion d'État avec l'édit de Thessalonique de Théodose (380). Les écoles chrétiennes se multiplient, les œuvres patristiques se développent.
- De la rencontre du christianisme avec la culture classique gréco-latine. Ambroise, formé aux artes liberales (grammaire, rhétorique, dialectique), connaît bien la philosophie antique (notamment le néoplatonisme et le stoïcisme) et la science antique (Aristote, théophrastéens, Pline). Il les incorpore dans son exégèse biblique.
- De la circulation des œuvres grecques vers le monde latin. Ambroise lit le grec et utilise massivement les Homélies sur l'Hexaéméron de Basile de Césarée (Cappadoce, prononcées vers 378) qu'il adapte, augmente et transforme en latin pour le public occidental. La dette d'Ambroise envers Basile est ancienne et bien documentée par les commentateurs modernes (Henri Savon, Goulven Madec).
La composition liturgique est notable : les six livres correspondent vraisemblablement à neuf homélies prononcées pendant la semaine sainte (livre I : une homélie ; livres II à V : deux homélies par jour pendant quatre jours ; livre VI : deux homélies). Cette répartition liturgique explique le rythme de l'œuvre, ses digressions morales, ses invocations au public présent.
Ambroise remanie ensuite le texte pour la publication, en y intégrant des développements supplémentaires (notamment dans le livre VI sur l'homme, qui est le plus long). Le texte définitif circule dans tout l'Occident latin et devient l'une des références patristiques majeures pour la lecture chrétienne de la Genèse.
Structure de l'œuvre
L'Exameron est organisé en six livres correspondant aux six jours de la création.
Livre I : Premier jour. Ambroise commente Genèse 1, 1-5 (« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre... »). Le livre s'ouvre sur une réfutation des cosmologies païennes : Pythagore et l'idée du monde éternel, Aristote et l'éternité du ciel, Platon et la pré-existence de la matière. Pour le chrétien, le monde a un commencement absolu dans le temps, créé par Dieu ex nihilo. Le livre traite ensuite de la lumière comme première création, et de la séparation entre lumière et ténèbres, en y voyant l'image de la séparation morale entre le bien et le mal.
Livre II : Deuxième jour. Commentaire de Genèse 1, 6-8 (création du firmament). Ambroise discute la nature physique du firmament (solide ou éthéré ?), en mobilisant les théories antiques sur les sphères célestes. Il discute aussi le sens moral de la séparation des eaux supérieures et inférieures (les âmes spirituelles et les corps charnels).
Livre III : Troisième jour. Commentaire de Genèse 1, 9-13 (rassemblement des eaux, apparition des continents, création des plantes). C'est l'un des livres les plus encyclopédiques : Ambroise y déploie un traité botanique complet, décrivant en détail les propriétés de nombreuses plantes (vigne, palmier, cèdre, olivier, figuier), en s'appuyant sur Théophraste, Pline et la tradition naturaliste antique. Chaque plante reçoit aussi une lecture spirituelle : la vigne représente l'Église, le palmier la victoire des martyrs, l'olivier la paix chrétienne.
Livre IV : Quatrième jour. Commentaire de Genèse 1, 14-19 (création du soleil, de la lune, des étoiles). Ambroise discute longuement la cosmologie ancienne : les phases de la lune, les éclipses, les saisons, le mouvement des planètes, les constellations zodiacales. Il rejette systématiquement l'astrologie (la divination par les astres) comme superstition païenne contraire à la liberté humaine et à la providence divine.
Livre V : Cinquième jour. Commentaire de Genèse 1, 20-23 (création des poissons et des oiseaux). C'est l'un des livres les plus longs, où Ambroise déploie un traité zoologique héritage des compilations antiques. Description détaillée de nombreuses espèces marines et aviaires, avec à chaque fois une leçon morale tirée des comportements observés. Le dauphin secourable représente la charité chrétienne, le pélican qui nourrit ses petits de sa propre chair préfigure le Christ, l'aigle qui regarde le soleil sans cligner symbolise l'âme contemplative.
Livre VI : Sixième jour. Le plus long et le plus important. Commentaire de Genèse 1, 24-31 (création des animaux terrestres et de l'homme). Description zoologique des animaux terrestres (lion, éléphant, cheval, chien, etc.) avec lectures morales. Puis longue méditation sur la création de l'homme : l'homme est créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26-27), ce qui le distingue radicalement des animaux. Ambroise développe une anthropologie chrétienne : l'homme est composé d'un corps et d'une âme rationnelle ; sa dignité spécifique vient de la rationalité, de la liberté, et de la vocation à connaître Dieu. La création de l'homme « à l'image de Dieu » concerne principalement l'âme et non le corps.
Thèses centrales
**Création ex nihilo. Doctrine fondamentale opposée aux cosmologies antiques. Dieu n'a pas formé** le monde à partir d'une matière préexistante (comme dans le platonisme du Timée), il l'a créé à partir de rien (ex nihilo) par sa parole. La matière elle-même est créée. Cette doctrine, qui distingue radicalement le christianisme de la philosophie antique, est exposée avec force dans le livre I.
Le monde a un commencement temporel. Contre Aristote qui défendait l'éternité du monde, Ambroise affirme que le monde a un commencement absolu dans le temps. Le temps lui-même commence avec la création. Cette thèse, partagée par les autres Pères grecs et latins, est exposée à partir du « In principio » de Genèse 1, 1.
L'unité de la création. Bien que Dieu ait créé en six jours, la création est une. Les six jours ne sont pas une succession matérielle nécessaire mais une présentation pédagogique que Dieu donne au lecteur du texte sacré. Ambroise hérite de cette position d'Origène et de Basile : la lecture littérale des six jours peut être nuancée par une lecture spirituelle qui en saisit la signification théologique.
La nature comme livre de Dieu. Le monde naturel est, comme le texte biblique, un livre dans lequel Dieu se révèle. Étudier la nature avec attention, c'est lire un autre texte sacré. Cette thèse justifie le large recours d'Ambroise au savoir naturaliste antique : Théophraste, Pline et les autres ne sont pas méprisés mais intégrés dans l'enquête théologique sur la création.
L'analogie spirituelle. Chaque créature visible renvoie à une réalité spirituelle invisible. Le règne minéral, végétal, animal contient un enseignement moral qu'il faut savoir déchiffrer. Cette pratique de la lecture symbolique du monde sera reprise par toute la culture chrétienne médiévale : les bestiaires, les lapidaires, les commentaires allégoriques en sont les héritiers directs.
L'homme comme microcosme et image de Dieu. L'homme est créé dernier parce qu'il est le but de la création : tout ce qui précède était préparation. L'homme est créé « à l'image et à la ressemblance de Dieu », ce qui le distingue qualitativement des autres animaux. Cette dignité spécifique se manifeste dans la rationalité, dans la liberté, dans la capacité à connaître Dieu. Le corps humain lui-même est admirable, mais c'est l'âme qui porte l'image divine.
La condamnation de l'astrologie. Position importante du livre IV. L'astrologie (divination par les astres) est rejetée comme incompatible avec la liberté humaine (l'homme ne peut être déterminé par les astres) et avec la providence divine (Dieu seul est maître du destin). Cette position, partagée par d'autres Pères (Augustin notamment), aura une influence durable sur la culture chrétienne médiévale.
Le primat de la philosophie biblique sur la philosophie païenne. Tout en utilisant abondamment Aristote, Théophraste, Platon, Pline, Ambroise affirme constamment que la véritable sagesse est celle de la révélation biblique, et que les philosophes païens ne sont qu'un savoir partiel au service de cette vérité supérieure. Position caractéristique de la patristique : l'utilisation instrumentale des Anciens au service de la théologie chrétienne.
Postérité et influence
Influence sur l'exégèse latine médiévale. L'Exameron est devenu, avec le De Genesi ad litteram d'Augustin (vers 401-415) et l'Hexaéméron de Bède le Vénérable (VIIIᵉ siècle), l'une des trois sources principales de la lecture chrétienne de la Genèse au Moyen Âge latin. Tous les commentaires médiévaux de la Genèse (Raban Maur, Honorius d'Autun, l'école de Saint-Victor, Thomas d'Aquin dans le commentaire de la Somme) dialoguent avec Ambroise.
Influence sur la culture naturaliste médiévale. Les développements zoologiques et botaniques d'Ambroise (livres III, V, VI) ont nourri la tradition des bestiaires médiévaux (le Physiologus grec en a une partie commune, les bestiaires latins du XIIᵉ-XIIIᵉ siècles s'en inspirent), des encyclopédies naturelles (Isidore de Séville, Vincent de Beauvais, Albert le Grand), et de l'art chrétien (sculpture des chapiteaux romans, vitraux gothiques).
Influence sur Augustin. Augustin a été baptisé par Ambroise à Pâques 387, probablement après avoir entendu certaines des homélies qui composent l'Exameron. Son propre commentaire de la Genèse (De Genesi ad litteram) dialogue constamment avec Ambroise, parfois pour le suivre, parfois pour s'en écarter. Augustin développe notamment une lecture plus figurée et moins scientifique que celle d'Ambroise.
Influence sur la cosmologie chrétienne. La défense ambrosienne de la **création ex nihilo et du commencement temporel du monde est devenue une doctrine standard du christianisme. Elle est reprise dans le quatrième concile du Latran** (1215) qui définit dogmatiquement ces points. Toute la théologie chrétienne de la création (jusqu'aux discussions contemporaines sur le rapport entre théologie et cosmologie scientifique : Big Bang, multivers) s'enracine dans cette tradition patristique.
Influence sur la spiritualité monastique. L'Exameron a été massivement lu dans les monastères médiévaux. Sa lecture morale et édifiante des créatures correspondait parfaitement à la spiritualité monastique de la lectio divina (lecture méditative de l'Écriture et de ses commentaires). Les manuscrits de l'Exameron sont nombreux dans les bibliothèques monastiques européennes.
Réception humaniste et moderne. À la Renaissance, l'Exameron fait partie des œuvres patristiques redécouvertes et éditées par les humanistes (Érasme notamment). Les éditions du XVIᵉ et XVIIᵉ siècle (Sixto V, Bénédictins de Saint-Maur) ont assuré sa transmission. Au XIXᵉ siècle, le mouvement de redécouverte des Pères de l'Église (en France : Migne et sa Patrologie latine) a relancé les études ambrosiennes.
Réception contemporaine. L'Exameron est aujourd'hui lu pour plusieurs raisons :
- Comme document théologique majeur de la patristique latine.
- Comme témoignage de la rencontre entre culture biblique et culture classique gréco-romaine.
- Comme source d'histoire des sciences antiques (la zoologie, la botanique, la cosmologie qu'Ambroise transmet sont en grande partie celles de Théophraste et de Pline).
- Comme exemple paradigmatique de l'exégèse spirituelle chrétienne, dans le cadre des études patristiques universitaires (Sources Chrétiennes, Henri Savon, Yves-Marie Duval).
Critiques contemporaines. Plusieurs critiques peuvent être formulées :
- Critique scientifique : la cosmologie, la botanique, la zoologie d'Ambroise sont largement dépassées par la science moderne. La lecture littérale des six jours pose problème en regard de la cosmologie scientifique contemporaine. Mais Ambroise lui-même, comme la tradition patristique en général, admettait la possibilité d'une lecture plus figurée.
- Critique exégétique : Ambroise multiplie les lectures allégoriques qui peuvent paraître arbitraires (chaque créature signifiant telle ou telle réalité spirituelle). L'exégèse moderne, plus historique et critique, juge ces interprétations souvent contestables.
- Critique philosophique : l'utilisation massive d'auteurs païens (sans toujours les nommer) pose la question de l'originalité propre d'Ambroise. Les commentateurs modernes (Goulven Madec, Henri Savon) ont précisément documenté les sources d'Ambroise pour montrer la part de l'emprunt et la part de l'adaptation créative.
Controverses et débats
La dépendance envers Basile de Césarée. L'Exameron d'Ambroise est-il une simple traduction-adaptation des Homélies sur l'Hexaéméron de Basile (378) en latin, ou une œuvre originale qui réutilise Basile parmi d'autres sources ? Position majoritaire : c'est une œuvre originale qui doit beaucoup à Basile (notamment pour la structure et de nombreux développements) mais qui s'en distingue par la dimension propre latine (rhétorique, références au public romain) et par l'intégration de sources latines (Cicéron, Pline).
La lecture des six jours : littérale ou figurée ? Ambroise oscille entre une lecture littérale (qui prend les six jours comme une succession réelle d'événements) et une lecture figurée (qui voit dans les six jours une présentation pédagogique d'une création peut-être instantanée). Cette ambivalence sera reprise par Augustin et par toute la tradition exégétique chrétienne.
Le statut philosophique d'Ambroise. Ambroise est-il un philosophe au sens propre, ou seulement un théologien qui mobilise la philosophie ? La question est complexe : il n'a pas écrit de traité strictement philosophique, mais ses œuvres (l'Exameron comme le De officiis ministrorum qui adapte le De officiis de Cicéron) sont profondément structurées par des catégories philosophiques (notamment stoïciennes et néoplatoniciennes). Position majoritaire : Ambroise est un théologien qui contribue substantiellement à la transmission et à la transformation de la philosophie antique dans la culture chrétienne.
L'utilisation des Anciens. Ambroise utilise massivement Aristote, Théophraste, Platon, Cicéron, Pline, sans toujours les citer explicitement. Cette pratique est-elle un plagiat au sens moderne, ou correspond-elle aux conventions de la culture antique tardive ? Position partagée des modernes : il s'agit d'une réutilisation intégrante caractéristique de la patristique, qui ne s'assimile pas au plagiat moderne mais correspond à une économie textuelle spécifique.
Citations clés
« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Voici exposée, en peu de mots, la cause et l'origine de toutes choses. »
-- Exameron, Livre I, ouverture
« Le monde n'est pas, comme l'a cru Aristote, sans commencement. Il y eut un moment où il n'était pas, et la création a fait advenir ce qui n'était pas. »
-- Exameron, Livre I, paraphrase de l'argumentation contre l'éternité du monde
« L'homme a été créé en dernier non parce qu'il est le moindre, mais parce qu'il est le but. Tout ce qui précède était préparé pour lui ; tout l'attendait. »
-- Exameron, Livre VI, paraphrase de la création de l'homme
« Que la créature t'enseigne le Créateur. Chaque animal, chaque plante, chaque étoile porte en lui une leçon que Dieu y a déposée pour qui sait la lire. »
-- Exameron, esprit récurrent des livres III à VI
Pour aller plus loin
- Ambroise de Milan, Exameron, dans les Œuvres de saint Ambroise, traduction française dans la collection Migne (Paris, Vivès, XIXᵉ siècle). Édition française ancienne mais accessible.
- Ambroise de Milan, Sancti Ambrosii Episcopi Mediolanensis Opera, édition critique latine par C. Schenkl, Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum (CSEL), vol. 32/1, Vienne, 1897. Édition critique de référence.
- Ambroise de Milan, Les Six Jours de la Création, traduction de Marc-Antoine Gaspar, Sources Chrétiennes, Cerf, en cours. Édition française moderne préparée.
- Basile de Césarée, Homélies sur l'Hexaéméron, traduction et présentation de Stanislas Giet, Sources Chrétiennes 26 bis, Cerf, 1968. Source grecque principale d'Ambroise, indispensable pour situer son œuvre.
- Augustin, La Genèse au sens littéral, traduction française, dans Œuvres complètes de saint Augustin, Bibliothèque augustinienne 48-49, Études augustiniennes. Œuvre complémentaire.
- Henri Savon, Saint Ambroise devant l'exégèse de Philon le Juif, 2 volumes, Études augustiniennes, 1977. Étude française majeure.
- Goulven Madec, Saint Ambroise et la philosophie, Études augustiniennes, 1974. Étude française de référence.
- Yves-Marie Duval, L'Affaire Jovinien : d'une crise de la société romaine à une crise de la pensée chrétienne à la fin du IVᵉ et au début du Vᵉ siècle, École française de Rome, 2003. Pour le contexte ambrosien.
Sources
- « Hexaemeron (Ambrose) », Wikipédia (version anglaise), consulté le 04/06/2026.
- « Ambroise de Milan », Wikipédia (version française), consulté le 04/06/2026.
- Notice « Ambroise de Milan » dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy (référence sur la philosophie patristique), consulté le 04/06/2026.
- Henri Savon, Saint Ambroise devant l'exégèse de Philon le Juif, Études augustiniennes, 1977.
- Goulven Madec, Saint Ambroise et la philosophie, Études augustiniennes, 1974.
- Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum (CSEL), édition critique de l'Exameron.