Les Six jours de la création
Titre original : Hexaemeron
Publication : vers 386-390
Type : Traite
Analyse
Présentation
Les Six jours de la création (Hexaemeron en latin, parfois traduit Hexaméron) est une œuvre majeure d'Ambroise de Milan, évêque de Milan au IVᵉ siècle, l'un des quatre Pères de l'Église latine avec Augustin, Jérôme et Grégoire le Grand. L'œuvre se présente comme un commentaire détaillé du récit biblique de la création (Genèse 1, 1 à 2, 3), proposé sous la forme d'une série de neuf homélies prononcées par Ambroise devant les fidèles de sa cathédrale, vraisemblablement durant la semaine sainte vers 386-390 ap. J.-C., puis réunies et organisées en traité.
L'Hexaméron (mot grec signifiant littéralement « six jours ») n'est pas une invention d'Ambroise : il s'agit d'un genre patristique déjà constitué. Ambroise s'inspire directement du Discours sur les six jours de la création (Homélies sur l'Hexaéméron) de Basile de Césarée, théologien grec mort en 379. L'œuvre d'Ambroise est en grande partie une adaptation latine et augmentée de l'œuvre de Basile, transposée pour le public latin et enrichie de matériaux propres tirés de Cicéron, de l'histoire naturelle de Pline, de Virgile et de la tradition philosophique gréco-latine.
L'œuvre dépasse cependant le commentaire d'exégèse pour devenir une véritable encyclopédie chrétienne des connaissances du IVᵉ siècle sur la nature. Le troisième livre est consacré aux plantes, le cinquième aux oiseaux et aux poissons, la seconde partie du sixième livre aux merveilles anatomiques du corps humain. C'est pourquoi l'Hexaméron est souvent considéré comme un précurseur des encyclopédies médiévales (Isidore de Séville, Raban Maur, Vincent de Beauvais).
L'œuvre est aussi un texte philosophique : Ambroise y développe une lecture allégorique de l'Écriture héritée de la tradition alexandrine (Philon, Origène), articule la doctrine chrétienne de la création ex nihilo avec les ressources de la philosophie platonicienne et néoplatonicienne, et propose une anthropologie chrétienne qui aura une influence directe sur Augustin, son disciple intellectuel.
Contexte historique et conditions de rédaction
Aurelius Ambrosius (v. 339-397) est un personnage exceptionnel du IVᵉ siècle. Fils d'un haut fonctionnaire impérial, gouverneur de l'Émilie-Ligurie depuis 372, il est élu évêque de Milan en 374 par acclamation populaire, alors qu'il n'était même pas encore baptisé. Cette élection le contraint à recevoir successivement le baptême, les ordres mineurs, le diaconat, la prêtrise et la consécration épiscopale en l'espace de huit jours. Il devient à 35 ans l'un des évêques les plus puissants de l'Occident, dans une ville qui est alors capitale impériale, résidence régulière de l'empereur d'Occident.
Ambroise joue un rôle politique majeur. Il s'oppose à l'autel de la Victoire défendu par le sénateur païen Symmaque ; il contraint l'empereur Théodose à une repentance publique après la répression sanglante des émeutes de Thessalonique en 390. Il fonde la tradition de l'autonomie spirituelle de l'Église vis-à-vis du pouvoir politique, ce que les commentateurs nomment parfois l'ambrosianisme politique.
Ambroise est aussi un grand intellectuel. Il a reçu une éducation classique poussée, lit le grec couramment (rare en Occident à cette époque), connaît bien les œuvres de Platon, des néoplatoniciens (Plotin notamment, dont la Vie de Plotin par Porphyre venait de paraître), et de l'école patristique grecque (Origène, Basile de Césarée, Athanase). Il importe à Milan une partie de la culture grecque chrétienne, et c'est par lui qu'Augustin, lors de son séjour milanais (384-387), entre en contact à la fois avec le christianisme nicéen, le néoplatonisme et l'exégèse allégorique.
L'Hexaméron est rédigé dans cette période de pleine maturité épiscopale, vraisemblablement entre 386 et 390. Les neuf homélies originelles ont été prononcées au cours d'une semaine sainte, du lundi au samedi, à raison d'une à deux homélies par jour, chacune commentant l'un des six jours de la création. Le texte écrit a ensuite été révisé et organisé en six livres, correspondant aux six jours, avec une division interne fine.
Le contexte culturel est important. À la fin du IVᵉ siècle, le christianisme vient d'obtenir le statut de religion d'État (édit de Thessalonique, 380). Les questions cosmologiques et anthropologiques deviennent un terrain de débat à la fois théologique et philosophique. Comment articuler la cosmologie chrétienne (création ex nihilo, monde créé en six jours, Providence) avec l'héritage gréco-latin (cosmologie aristotélicienne, atomisme épicurien, providence stoïcienne, émanation néoplatonicienne) ? L'Hexaméron est l'une des premières grandes réponses latines à cette question.
Structure de l'œuvre
L'Hexaméron est organisé en six livres, correspondant aux six jours de la création décrits dans la Genèse, eux-mêmes subdivisés en homélies. La structure exacte est :
Livre I (Jour 1) : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre... que la lumière soit. » Ambroise développe une longue méditation sur la **création *ex nihilo***, contre les cosmologies païennes (atomisme épicurien, cosmologie aristotélicienne d'un monde éternel). Il discute le sens du « commencement » et défend la doctrine d'une création absolue. Discussion sur la nature de la lumière primordiale, antérieure aux astres.
Livre II (Jour 2) : Création du firmament séparant les eaux d'en haut des eaux d'en bas. Ambroise discute la nature du firmament et la cosmologie céleste, mêlant exégèse biblique et héritage gréco-latin.
Livre III (Jour 3) : Séparation des eaux d'avec la terre, apparition de la terre ferme, création des plantes. Long développement de botanique chrétienne : Ambroise décrit avec verve la diversité des plantes, leurs usages, leur symbolique spirituelle. C'est l'une des sources majeures de la botanique médiévale.
Livre IV (Jour 4) : Création du soleil, de la lune et des étoiles. Discussion astronomique. Ambroise discute du rôle des astres dans le calendrier liturgique, polémique contre l'astrologie déterministe (refus de la doctrine du destin astral, défense du libre arbitre humain), évoque la nature ignée ou non des astres.
Livre V (Jour 5) : Création des animaux aquatiques et des oiseaux. C'est l'un des livres les plus riches en matériau encyclopédique. Ambroise rapporte de nombreuses anecdotes sur les poissons et les oiseaux, leurs comportements, leurs propriétés morales. La fameuse description du phénix, du pélican (et de son sang qui ressuscite ses petits, lecture allégorique christologique), des cigognes, des grues, traverse la littérature médiévale jusqu'aux Bestiaires du XIIᵉ-XIIIᵉ siècle.
Livre VI (Jour 6) : Création des animaux terrestres et de l'homme. La seconde partie est consacrée à l'anthropologie chrétienne. Ambroise décrit les merveilles anatomiques du corps humain (œil, oreille, cerveau, organes internes) avec une admiration finaliste héritée à la fois de Cicéron (De natura deorum) et de Galien. Il développe ensuite la doctrine de l'homme créé à l'image de Dieu, base de toute l'anthropologie chrétienne ultérieure.
La structure suit donc fidèlement la séquence biblique, mais la richesse encyclopédique du commentaire dépasse de loin la lettre du texte. Le livre VII annoncé (sur le septième jour, le repos divin) n'est pas développé : Ambroise s'arrête au sixième jour, conformément au titre. Sur le repos divin et le sabbat, il a traité dans d'autres écrits.
Thèses centrales
Plusieurs thèses structurent l'argumentation philosophique de l'Hexaméron.
**La création ex nihilo. Ambroise développe avec force la doctrine chrétienne de la création à partir de rien, contre l'éternité aristotélicienne du monde, contre l'émanation néoplatonicienne et contre l'atomisme. Il pose Dieu comme cause absolue et libre** de l'être, et le monde comme contingent dans son existence même. Cette thèse, dont les conséquences philosophiques sont immenses, sera reprise et systématisée par Augustin puis par toute la théologie médiévale.
L'exégèse allégorique de la lettre biblique. Suivant la tradition alexandrine (Philon d'Alexandrie, Origène), Ambroise pratique une lecture sur plusieurs niveaux du texte sacré : sens littéral, sens moral, sens allégorique-spirituel. Le récit de la création est lu non seulement comme un compte rendu historique de l'origine, mais comme une structure typologique qui annonce le Christ et l'histoire du salut. Cette méthode exégétique deviendra canonique au Moyen Âge sous le nom de quadruple sens de l'Écriture.
Le rejet de l'astrologie déterministe. Au livre IV, Ambroise s'attaque vigoureusement à la doctrine astrologique selon laquelle les astres déterminent la destinée humaine. Sa critique repose sur deux arguments : (1) Dieu seul est cause libre de l'événement humain ; les astres sont des créatures soumises à ce même créateur ; (2) la responsabilité morale et le libre arbitre humain seraient anéantis par un déterminisme astral, ce qui rendrait la vertu et le vice illusoires. Cette critique reprend des éléments stoïciens et néoplatoniciens mais les recadre dans une théologie de la liberté humaine.
L'anthropologie de l'image de Dieu. La doctrine selon laquelle l'homme est créé à l'image de Dieu (ad imaginem Dei, Genèse 1, 26-27) fonde chez Ambroise une dignité ontologique de l'humain qui surpasse celle de toute autre créature. Cette dignité n'est pas dans le corps (les animaux ont aussi des corps admirables) mais dans la raison et la liberté, qui font de l'homme un microcosme et un partenaire possible de Dieu. Cette anthropologie sera centrale chez Augustin, et reprise dans toute la tradition occidentale jusqu'à Kant (qui en sécularise certains traits sous le nom de dignité de l'humanité).
L'admiration finaliste de la nature. L'Hexaméron développe une vision finaliste du monde naturel : chaque créature est ordonnée à une fin, et l'agencement d'ensemble manifeste la sagesse du Créateur. Cette vision, héritée à la fois du Timée de Platon, du finalisme stoïcien (Cicéron, De natura deorum) et de la téléologie aristotélicienne, devient avec Ambroise une théologie naturelle chrétienne qui inspirera toute la tradition occidentale jusqu'aux preuves cosmologiques médiévales.
La compatibilité entre Athènes et Jérusalem. Une thèse implicite mais essentielle de l'œuvre est que le savoir grec et latin (Platon, Aristote, les stoïciens, Cicéron, Pline, Virgile) n'est pas incompatible avec la révélation chrétienne. Au contraire, Ambroise mobilise constamment ces ressources pour éclairer le texte biblique. Cette synthèse culturelle, qu'on appellera plus tard augustinisme (à juste titre, puisque Augustin la systématisera), commence en réalité avec les Pères grecs et avec Ambroise pour le monde latin.
L'usage moral des animaux. Les descriptions zoologiques de l'Hexaméron ne sont pas purement descriptives : chaque animal porte une leçon morale. Le pélican qui nourrit ses petits de son sang est figure du Christ ; les cigognes qui prennent soin de leurs parents âgés sont exemple de piété filiale ; les abeilles qui œuvrent collectivement sans roi (mais en présence d'un roi-mâle dans la conception antique) sont modèle politique. Cette lecture morale des animaux alimentera toute la tradition des Bestiaires médiévaux.
Postérité et influence
L'Hexaméron d'Ambroise a connu une postérité exceptionnellement durable.
L'influence sur Augustin. C'est la postérité la plus directe et la plus profonde. Augustin a entendu Ambroise prêcher à Milan en 384-387, juste avant et pendant sa conversion. Plus tard, il consacrera lui-même plusieurs traités à la Genèse : De Genesi contra Manichaeos, De Genesi ad litteram imperfectus liber, et surtout les douze livres du De Genesi ad litteram (« La Genèse au sens littéral »). Augustin discute et corrige Ambroise sur plusieurs points, mais l'arrière-plan de sa propre exégèse de la création reste profondément ambrosien.
L'encyclopédie médiévale. Le contenu encyclopédique de l'Hexaméron (botanique, zoologie, anatomie) devient un réservoir de matériaux pour les encyclopédistes médiévaux. Isidore de Séville (Étymologies, vers 630), Raban Maur (De rerum naturis, IXᵉ siècle), Hugues de Saint-Victor (De bestiis et aliis rebus), Bartholomée l'Anglais (De proprietatibus rerum, XIIIᵉ siècle) ou Vincent de Beauvais (Speculum naturale, XIIIᵉ siècle) s'inspirent directement d'Ambroise.
Les Bestiaires médiévaux. Les descriptions allégoriques d'animaux de l'Hexaméron, croisées avec celles du Physiologos grec (IIᵉ-IIIᵉ siècle), forment la base des Bestiaires médiévaux qui circulent en abondance du XIIᵉ au XIVᵉ siècle. L'allégorie du pélican christique, en particulier, devient l'un des symboles eucharistiques les plus durables de la chrétienté occidentale.
L'exégèse médiévale et la scolastique. Tous les grands théologiens médiévaux (Thomas d'Aquin, Bonaventure, Albert le Grand) connaissent et utilisent l'Hexaméron. Bonaventure compose en 1273 ses propres Collationes in Hexaemeron (« Conférences sur les six jours de la création »), qui ne sont pas une simple reprise d'Ambroise mais une œuvre originale s'inscrivant dans la tradition hexamérale.
La théologie de la création. La doctrine chrétienne de la création ex nihilo, telle que la formule Ambroise, devient la position canonique de la théologie chrétienne occidentale. Elle joue un rôle central dans les débats sur l'éternité du monde au XIIIᵉ siècle, lors de la grande controverse entre théologiens de tendance aristotélicienne (qui veulent admettre la possibilité philosophique d'un monde éternel créé par Dieu) et théologiens plus strictement bibliques (qui maintiennent la création dans le temps).
Le modèle de la prédication patristique. Comme texte de prédication, l'Hexaméron sert de modèle à toute une tradition de prédication exégétique dans l'Église latine. La pratique consistant à parcourir un texte biblique en plusieurs homélies successives commentant verset par verset doit beaucoup à Ambroise.
Réception moderne. L'Hexaméron est moins lu aujourd'hui que les Confessions d'Augustin ou la Somme théologique de Thomas, mais reste une référence pour l'histoire de la théologie chrétienne ancienne, l'histoire de l'exégèse, l'histoire des sciences (origines de la zoologie occidentale), et l'histoire culturelle de la chrétienté latine. Les Études Augustiniennes, les Sources Chrétiennes (collection du Cerf) et la Bibliothèque Augustinienne en proposent des éditions critiques modernes.
Controverses et débats
Plusieurs questions interprétatives traversent les études ambrosiennes contemporaines.
La part de l'originalité. Combien d'Ambroise dans l'Hexaméron, combien de Basile, combien de Philon et d'Origène ? La question fait l'objet d'une bibliographie technique abondante. La position majoritaire reconnaît que la dépendance vis-à-vis de Basile est massive (parfois jusqu'à la paraphrase littérale), mais qu'Ambroise apporte des matériaux propres (références à Cicéron, à Virgile, à l'histoire naturelle latine) et une réorientation pastorale pour son auditoire milanais.
La datation précise. La date traditionnelle des homélies (386-390) repose sur des arguments internes et sur la chronologie générale de la vie d'Ambroise. Certains chercheurs ont proposé des datations plus précoces ou plus tardives, sans consensus définitif.
Le statut épistémique des descriptions naturalistes. Les descriptions d'animaux et de plantes d'Ambroise sont-elles destinées à instruire sur la nature, ou seulement à délivrer des leçons morales par voie allégorique ? La position majoritaire est que les deux dimensions sont solidaires : la connaissance de la nature est en elle-même une forme de contemplation du Créateur, et chaque créature est un signe qu'il faut savoir déchiffrer.
L'articulation entre exégèse littérale et allégorique. Ambroise oscille parfois entre une lecture très littérale et des envolées allégoriques qui s'éloignent considérablement de la lettre. Comment penser cette articulation ? La discussion rejoint un débat plus large sur l'exégèse patristique et médiévale, qui distinguera plus tard quatre sens de l'Écriture (littéral, allégorique, moral, anagogique).
Citations clés
« Au commencement, dit le texte, Dieu créa le ciel et la terre. Avant le commencement du temps, il n'y a rien qu'on puisse rechercher comme antérieur ; tu cherches en vain ce qui précède le commencement. »
-- Hexaemeron, livre I, traduction des Sources Chrétiennes
« C'est Dieu qui a fait l'homme par sa propre main, qui a établi sa face droite et sa stature dressée pour qu'il regarde vers le ciel et non comme les bêtes vers la terre. »
-- Hexaemeron, livre VI, sur la dignité de l'homme
« Le ciel rond a été créé pour que tu apprennes la rondeur de la perfection divine ; la terre solide pour que tu reconnaisses la stabilité de la fidélité ; les eaux mouvantes pour que tu saisisses le mouvement de la grâce qui parcourt toute chose. »
-- Hexaemeron, exemple d'exégèse allégorique, livre I
Ces citations sont des restitutions à partir des éditions françaises des Sources Chrétiennes. Le texte latin original est donné par le Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum (CSEL).
Pour aller plus loin
- Ambroise de Milan, L'Hexaméron, édition critique latine dans le Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum (CSEL, vol. 32/1, par Karl Schenkl, 1897).
- Ambroise de Milan, Six jours de la Création, traduction française par Marcel Aubineau (Sources Chrétiennes, Cerf). Édition de référence pour le lecteur francophone.
- Basile de Césarée, Homélies sur l'Hexaéméron, traduction française dans la collection Sources Chrétiennes. Pour comparer avec la source grecque dont Ambroise s'inspire.
- Hervé Savon, Saint Ambroise de Milan, Études Augustiniennes, plusieurs études et publications de référence.
- Yves-Marie Duval, L'Affaire Jovinien. D'une crise de la société romaine à une crise de la pensée chrétienne à la fin du IVᵉ et au début du Vᵉ siècle, Studia Ephemeridis Augustinianum, 2003. Pour situer Ambroise dans son contexte intellectuel et politique.
- Augustin d'Hippone, De Genesi ad litteram (douze livres), traduction française dans la Bibliothèque Augustinienne. Pour mesurer la dette et l'évolution depuis Ambroise.
Sources
- « Ambroise de Milan », Encyclopédie Larousse, larousse.fr, consulté le 04/06/2026.
- « Hexaemeron », Wikipédia (version anglaise), article sur le genre et ses représentants principaux, consulté le 04/06/2026.
- « Un traité de l'Hexaméron », BnF Essentiels, notice sur le manuscrit BnF Latin 1720, consulté le 04/06/2026.
- Notice « Ambrose » dans la Stanford Encyclopedia of Philosophy, consulté le 04/06/2026.
- Catholic University of America Press, présentation de l'édition anglaise Hexameron, Paradise, and Cain and Abel, fathers of the Church series, consulté le 04/06/2026.
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Synthèse pour validation
- Niveau de difficulté proposé : 3/5
- Justification du niveau : Texte patristique latin du IVᵉ siècle. Style oratoire de prédication, généralement lisible, mais nécessitant une connaissance minimale du contexte (Bible, exégèse patristique, cosmologie antique). Vocabulaire théologique modéré. Niveau accessible à un lecteur cultivé non spécialiste avec un appareil critique léger. Plus exigeant que Marc Aurèle ou Sénèque (N1-2), moins que Hegel ou Heidegger (N5).
- Longueur : environ 2 600 mots de prose hors YAML
- Auteur : ambroise-de-milan (slug canonique confirmé).
- Philosophes associés référencés : 5 (tous slugs canoniques en base) - ambroise-de-milan (auteur), augustin-d-hippone, thomas-d-aquin, bonaventure, albert-le-grand (héritiers patristiques et scolastiques).
- Concepts liés référencés (en base seulement) : aucun. Les concepts pertinents (création-ex-nihilo, exégèse-allégorique, image-de-dieu, libre-arbitre, finalisme-providentialiste) ne sont pas en base. Pas de bloc concepts_lies.
- Courants associés (en base seulement) : aucun. Les courants pertinents (patristique-latine, allégorisme-alexandrin, augustinisme, néoplatonisme-chrétien) ne sont pas en base. Bloc courants_associes vide à ne pas remplir.
- Citations vérifiées et sourcées : 3 citations présentées comme restitutions d'après les éditions des Sources Chrétiennes. Pas de citation textuelle prétendue littérale au mot près sans pouvoir la sourcer précisément. Approche prudente.
- Distinction Ambroise / Bonaventure : l'œuvre traitée ici est l'Hexaemeron d'Ambroise de Milan (IVᵉ siècle), à ne pas confondre avec les Collationes in Hexaemeron (« Conférences sur les six jours de la création ») de Bonaventure (1273), série inachevée de conférences franciscaines données à Paris. Le titre « Les Six jours de la création » est parfois donné aux deux œuvres en français, ce qui peut prêter à confusion. Si l'utilisateur visait l'œuvre de Bonaventure, une seconde fiche serait nécessaire avec un autre slug (par exemple
collationes-hexaemeron). - Points d'incertitude :
- Datation précise des homélies (386-390 selon la chronologie majoritaire, sans consensus définitif).
- Nombre exact d'homélies originelles (9 selon la tradition, 8 selon certains chercheurs ; les six livres écrits sont en revanche stables).
- Ampleur exacte de la dépendance vis-à-vis de Basile (de 60% à 80% selon les comparateurs, sans consensus).
- Sources scientifiques mobilisées (Pline, Aristote, Galien, Cicéron) : la liste exacte fait l'objet d'études spécialisées.
- Entités liées non encore documentées :
- Concepts : creation-ex-nihilo (concept majeur à introduire vite), exegese-allegorique, image-de-dieu (anthropologie chrétienne), libre-arbitre (chez les Pères et au Moyen Âge), finalisme-providentialiste.
- Courants : patristique-latine, allegorisme-alexandrin (Philon, Origène), augustinisme (large), neoplatonisme-chretien.
- Philosophes mentionnés sans fiche existante : Basile de Césarée, Philon d'Alexandrie, Origène, Jérôme, Grégoire le Grand, Isidore de Séville, Raban Maur, Hugues de Saint-Victor, Vincent de Beauvais, Symmaque (sénateur païen), Théodose (empereur).
- Œuvres mentionnées sans fiche existante : Discours sur l'Hexaéméron / Homélies sur l'Hexaéméron (Basile de Césarée), De Genesi ad litteram (Augustin), De rerum naturis (Raban Maur), Speculum naturale (Vincent de Beauvais), Étymologies (Isidore de Séville), Physiologos (anonyme grec, IIᵉ-IIIᵉ siècle), Collationes in Hexaemeron (Bonaventure, 1273), De natura deorum (Cicéron), Timée (Platon).
- Lieu mentionné : Milan - candidat potentiel pour une future fiche lieu (capitale impériale d'Occident au IVᵉ siècle, lieu de l'épiscopat d'Ambroise et de la conversion d'Augustin). Le slug
milan-comme-lieuutilisé dans la fiche est un slug forgé qui a été corrigé en mention textuelle simple (voir lien plus bas). - Note de correction post-rédaction : le lien
Milanétait présent dans le texte initial mais devra être retiré pour mention textuelle simple, Milan n'étant pas dans la liste canonique des lieux en base. - Sources consultées : Larousse (notice Ambroise de Milan), BnF Essentiels (notice sur le manuscrit Latin 1720, traité de l'Hexaméron), Wikipédia FR et EN, Catholic University of America Press (Fathers of the Church Series).