Pierre Abélard
Logicien redouté, théologien condamné deux fois, Abélard a fait de la contradiction entre autorités un instrument de travail et de l'intention le critère du bien et du mal.
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Logicien redouté, théologien condamné deux fois, Abélard a fait de la contradiction entre autorités un instrument de travail et de l'intention le critère du bien et du mal.
Philosophe de langue arabe, fondateur de la falsafa au sens strict. Surnommé le « Second Maître » après Aristote, il opère une synthèse aristotélo- néoplatonicienne et élabore une philosophie politique majeure autour de la Cité vertueuse.
Théologien et philosophe dominicain allemand, surnommé « Doctor universalis » pour l'étendue de son savoir. Il introduit Aristote dans la pensée chrétienne par ses commentaires systématiques et fut le maître de Thomas d'Aquin à Cologne et à Paris.
Économiste et philosophe indien, prix Nobel d'économie 1998, Sen a refondé l'économie comme science morale et transformé la théorie du développement. Sa théorie des entitlements explique les famines, son approche par les capabilités fonde l'Indice de Développement Humain et propose une alternative à l'utilitarisme et au rawlsisme.
Évêque de Milan élu par acclamation populaire, maître d'Augustin et résistant à l'autorité impériale, Ambroise est le premier grand penseur latin des rapports entre l'Église et l'État.
Premier philosophe installé durablement à Athènes, Anaxagore explique l'ordre du monde par une Intelligence qui met en mouvement un mélange où tout se trouve en tout. Son procès d'impiété est l'un des premiers de l'histoire.
Successeur de Thalès, Anaximandre cherche le principe de toutes choses non dans un élément visible mais dans l'illimité, et suspend pour la première fois la Terre au centre du monde, sans rien qui la soutienne.
Dernier des philosophes de Milet, Anaximène choisit l'air comme principe et ajoute ce qui manquait à ses prédécesseurs : un mécanisme unique, la condensation et la raréfaction, capable d'expliquer la diversité des choses.
Philosophe britannique, élève et exécutrice littéraire de Wittgenstein. Fondatrice de la philosophie analytique de l'action (Intention, 1957) et initiatrice du renouveau contemporain de l'éthique des vertus (Modern Moral Philosophy, 1958).
Élève de Gorgias puis compagnon de Socrate, Antisthène soutient que la vertu suffit au bonheur et qu'elle se juge aux actes. La tradition antique en fait l'ancêtre du cynisme, une filiation que les historiens discutent aujourd'hui.
Philosophe marxiste emprisonné dix ans par le fascisme, Gramsci développe une pensée originale sur le pouvoir et la culture. Son concept d'hégémonie a renouvelé la théorie politique bien au-delà du marxisme.
Devenu chef de l'école de Platon, Arcésilas de Pitane y introduisit la suspension du jugement. Il n'écrivit rien et passa sa vie à réfuter les thèses de ses adversaires par leurs propres armes.
Venu d'Afrique du Nord pour écouter Socrate, Aristippe est à l'origine de l'école cyrénaïque, qui fait du plaisir présent la fin de la vie. La part qui lui revient personnellement dans cette doctrine reste discutée.
Philosophe grec, disciple de Platon et fondateur du Lycée. Esprit encyclopédique, il a fondé la logique et structuré la métaphysique, l'éthique et la politique. Sa pensée a dominé l'Occident pendant près de deux mille ans.
Fondateur du positivisme et inventeur de la sociologie comme discipline, Comte est l'un des grands théoriciens du XIXe siècle ; sa loi des trois états et sa classification des sciences ont structuré la pensée moderne.
Épistémologue et poéticien, Gaston Bachelard a montré que la science progresse contre les évidences du sens commun, tout en consacrant une seconde oeuvre entière à la rêverie et aux images.
Philosophe et homme d'État anglais, l'un des fondateurs de la pensée scientifique moderne. Sa critique des idoles, sa méthode inductive et sa conception de la science comme entreprise collective ouvrent la voie à l'empirisme et à la modernité scientifique.